A65: Le Grand Vide

A65: Le Grand Vide

29 avril 2011 Non Par Pau-Circulation.fr

Dans l’édition du 25 Avril 2011 du quotidien « Charente-Libre », Stéphane MOREALE relate le manque de clients circulant sur l’autoroute A65 durant la période de Pâques à cause de prix prohibitifs.

D’après l’auteur depuis les quatre mois suivant l’inauguration, les usagers ne se bousculent pas sur l’autoroute A65, on peut circuler en toute tranquillité… pour un montant aller-retour entre Pau et Bordeaux de 45 €.

En exemple type le week-end  Pascal avec l’un des trafics routiers les plus importants sur les routes de France, mais pas sur les 184 kilomètres qui séparent la gare de péage de Saint-Selve, au sud de la Gironde, de celle de Lescar, près de Pau, terminus du ruban de bitume flambant neuf qui met désormais Bordeaux à moins de deux heures de la cité paloise.

Selon son résultat de test à une heure supposée de grande fréquence; pendant les 2 heures du trajet, on compte 636 véhicules remontant vers Bordeaux, dont 35 cars de tourisme – la plupart espagnols – et seulement 11 poids lourds.

Sur la route du retour vers Bordeaux en fin de journée: 206 véhicules croisés dans le sens Bordeaux-Pau, dont 2 bus et 1 poids lourd.

Soit une moyenne de 421 usagers par heure en journée.

«L’A65, en ce moment, c’est vraiment calme plat, reconnaît-on du côté du peloton d’autoroute de Langon. Et la nuit, c’est un désert! Quant aux poids lourds, ils continuent de privilégier la RN 524 vu les tarifs de l’A65.» Comme l’interdiction de circuler sur les routes secondaires annoncée par la préfecture de région en janvier dernier n’est toujours pas entrée en vigueur, les transporteurs évitent comme la peste un ticket d’entrée à 65 euros l’aller, ce qui est largement compréhensible en temps de crise économique.

L’auteur rappelle que l’automobiliste doit s’affranchir de 45 euros pour un aller-retour et qu’il est normal de réfléchir à deux fois en tenant compte de la hausse des carburants chers, avant de s’engager sur l’autoroute la plus chère de France juste après les 16 kilomètres de l’A14 à la sortie ouest de Paris.

Cela explique pourquoi les usagers boudent l’axe malgré le gain de 50 minutes par rapport à la route nationale et le plus de sécurité.

Le concessionnaire A’Lienor, filiale du géant du BTP Eiffage et du gestionnaire d’autoroutes Sanef, justifie ses tarifs par le coût de la construction de l’autoroute d’un montant total de 1,2 milliard d’euros.

Il annonce des abonnements préférentiels pour les poids lourds dans un délai résonnable.

Pour l’instant  A’Lienor ne communique pas les premières estimations de trafic routier.

«On attend toujours les chiffres, avoue l’adjudant responsable du peloton d’autoroute de Langon. On leur a déjà demandé, mais il y a comme un blocage…»

Source Charente-Libre © Lien